Sektion Zollikofen

Medienmitteilung

L’opportunité s’offre pour les Bernoises et les Bernois de réitérer leur NON à 100 millions de francs supplémentaires pour l’asile!

06.08.2018

 L’UDC du canton de Berne a déposé aujourd’hui 10’743 signatures de Bernoises et Bernois. Le crédit inutile de millions de francs dans le domaine de l’asile repassera ainsi aux urnes. Un nouveau Non exprimerait clairement et définitivement que 4’400 francs par requérant d’asile, c’est trop.   

Juste après la votation du 21 mai 2017, le Non de l’électorat a été court-circuité par un « L’argent est déjà dépensé ». Le Conseil-exécutif a certes mandaté une entreprise externe pour un nouveau concept, mais la demande de crédit au Grand Conseil n’a été que modestement corrigée : au lieu de 105 millions, l’asile au niveau cantonal coûterait 100 millions – une correction ridicule. L’UDC du canton de Berne a donc été obligée de recourir au référendum.

Pour le président du parti UDC canton de Berne et conseiller national, Werner Salzmann, il ne fait aucun doute que le gouvernement doit respecter la volonté du peuple d’autant que, malgré la période estivale, 10’743 Bernoises et Bernois ont signé contre le crédit cantonal supplémentaire au domaine de l’asile. Merci à la base du parti UDC qui s’est engagée pour cette récolte de signatures tout comme aux communes qui se sont occupées rapidement de la légalisation des signatures si bien que ce référendum peut être maintenant déposé.

Le député Thomas Knutti a constaté, alors qu’il participait à la récolte de signature, que les électrices et électeurs signent spontanément quand on leur apprend que des millions de francs sont dépensés pour les requérants d’asile. Rares sont ceux qui acceptent que le canton, outre les subventions fédérales, prenne de l’argent dans les caisses du canton pour cette cause alors qu’il faut économiser partout.

La députée Andrea Gschwend-Pieren ne comprend pas que le Grand Conseil se laisse leurrer par ce nouveau projet. Le Parlement a pour tâche de veiller au bon emploi des rentrées fiscales, à croire en l’occurrence qu’une majorité était trop lascive pour poser des questions sur ce crédit. C’est donc l’UDC qui prend une fois de plus la situation en main pour faire respecter la volonté du peuple.

Le député et maire de Corgémont Etienne Klopfenstein est surpris que le canton n’intervienne pas. Avec l’augmentation des subventions fédérales et la baisse du nombre de requérants d’asile, il va de soi qu’il faudra moins d’argent ces prochaines années. Une planification plus souple s’impose dans le renouvellement des contrats pour que le canton ne paie pour des places vides et entretienne des structures inutiles.

Pour le conseiller national et député Erich Hess, le fait que la Confédération ait augmenté ses subventions aux cantons ne résout pas le problème. C’est une question de principe : combien le domaine de l’asile est-il en droit de coûter aux contribuables ? S’il y a des rentrées supplémentaires parce que la Confédération veut faciliter l’intégration, cet argent ira en grande partie à des gens qui n’ont aucun droit à l’asile et qui se servent de la voie de l’asile comme porte d’entrée vers l’Europe. Cette voie ne doit pas être facilitée, mais fermée.